Un Tour de France Gourmand avec cavebuffet.com

L’Entreprise Connectée a rencontré Sylvie NGuyen, créatrice du site internet cavebuffet.com Elle développe l’idée intéressante de coffrets apéritifs, regroupant des produits du terroir français, classés selon différentes régions. C’est avec un attrait certain pour l’international, qu’elle nous permet de découvrir son parcours récent dans la création d’entreprise et dans le e-commerce.

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L’Entreprise Connectée : Présentez-vous et votre entreprise, vos procédés, vos projets, votre carrière.

Sylvie NGuyen : Il s’agit d’un projet très récent, le site a été lancé début juin 2015. C’est assez nouveau pour moi parce-que je viens de l’industrie et du commerce classique. Par

Sylvie NGUYEN, fondatrice de Cavebuffet.com

Sylvie NGUYEN, fondatrice de cavebuffet.com

élimination, je me suis donc tournée vers internet et le e-commerce, dans le but de toucher un plus large public, et notamment l’étranger. Par le passé, j’étais assez tournée vers l’exportation, le commerce international et j’ai notamment travaillé dans le marketing en Chine, pour un importateur de marque agroalimentaire. Par la suite, j’ai travaillé dans l’industrie mécanique et aéraulique. J’ai créé l’entreprise en février 2015, et pour le site internet, j’ai fait appel à un prestataire.

EC : Pour votre site internet, utilisez-vous une plateforme ou s’agit-il d’un développeur à part entière ?

SNG : J’ai fait appel à un développeur. J’en ai rencontré plusieurs, et en fonction des rendez-vous je me suis aperçue que PrestaShop était beaucoup plus adapté à ce que je voulais faire : de nombreuses possibilités, avec des modules complémentaires et des exemples de réalisation déjà faites auparavant. Je cherchais un prestataire qui comprenne bien ma demande. Dans une moindre mesure, il y avait également l’aspect commercial et relationnel, où les temps de réponse, par exemple, à ma demande de devis étaient plus ou moins longs.

EC : A vos débuts, quelle a été votre démarche dans l’acquisition d’une clientèle ?

SNG : Lors de l’étude du projet, j’ai d’abord crée un blog pour faire connaitre la marque. J’ai utilisé les réseaux sociaux, en créant une page Facebook. Lors du lancement du site, je me suis fait connaitre par certains bloggeurs et par la presse locale. Par rapport aux entreprises, j’ai fait un mailing de 1500 envois avec une plaquette destinée aux professionnels pour les fêtes de fin d’année.

EC : D’un point de vue BtoC, est-ce que vous vous exportez à l’étranger, ou vous restez intégralement en France ?

SNG : Dans un premier temps, je me focalise sur la France, mais en parallèle je fais traduire mon site internet en anglais. Il reste néanmoins quelques problèmes de règlementation et de fiscalité, (vente d’alcool, TVA etc.) que je dois ajuster avec mon expert-comptable et des professionnels du transport, pour préparer dans les prochains mois une ouverture

 

EC : Vous proposez plusieurs coffrets en fonction des différentes régions, quel est le produit qui fonctionne le plus ?

SNG : Ces temps-ci, il y a davantage de ventes pour la Normandie/Bretagne et le rosé, peut-être favorisées par la période estivale. A la rentrée, je vais faire mon dernier coffret pour la partie Nord-Est, qui comportera une bouteille de champagne. C’est un produit qui sera beaucoup plus adapté pour les fêtes de fin d’année.

 

EC : A propos de votre système de paiement, vous avez choisi lequel ? Pourquoi ?

SNG : J’utilise un système CM-CIC, via ma banque. Il prend principalement en compte la carte bancaire et les virements. Il s’agit d’un système 3DSecure, c’était un choix de ma part pour éviter les risques de fraude. Je n’accepte pas les chèques, notamment à cause des contraintes liées à ce mode de paiement : traitement et risques de non provision.

EC : Pour la livraison, passez-vous uniquement par La Poste ?

EC : SNG : J’ai colissimo et Chronopost. J’ai fait un essai qui s’est avéré négatif avec un fournisseur pour Mondial Relay. En effet, certains produits ont été abimés ou encore volés. Enfin, le fait qu’il n’y ait pas d’interlocuteur me dérange puisqu’en tant que professionnelle je ne pouvais contacter personne. Les autres moyens de livraison sont plus rassurants.


EC : En ce qui concerne vos délais de livraison, en proposez-vous des intéressants ?

SNG : Chronopost, propose le point relai en 24h avec un tarif un peu plus élevé. Avec Colissimo, la livraison se fait sous 48h, mais j’ai déjà eu des retours de clients qui ont eu leur commande le lendemain.

EC : Avez-vous rencontré des freins dans la création de votre entreprise, notamment du point de vue du numérique ?

SNG : Au niveau technique je savais que je ne pouvais pas tout faire. Cependant, je déplore le lien entre le module pour le paiement sécurisé et la banque. S’il y avait une urgence, c’était sous 48h, même si l’on est un professionnel. Pour ce qui est de la création, il n’y a pas eu de frein bloquant, seulement des petites embûches faciles à résoudre.

EC : D’où vous est venue l’idée de proposer des coffrets ?

SNG : J’ai beaucoup voyagé et j’aime la nourriture. Par le passé, j’ai visité beaucoup de pays étrangers, mais relativement peu la France. Je voulais vendre des produits alimentaires français à des étrangers, et je me suis demandé ce qui pouvait plaire. Ayant passé pas mal de temps en Chine, j’ai découvert à quel point la France était bien vue en termes de gastronomie. Le repas à la française est désormais au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Aujourd’hui, par rapport à tout ce que l’on peut voir dans les box et les coffrets cadeau, ce sont des produits basiques. Je cherche davantage à développer l’image des produits du terroir français, avec de préférence, une production locale

 Forte d’un passé à l’étranger et notamment en Chine, Sylvie N’Guyen s’est lancée dans le e-commerce apéritif, secteur qu’elle affectionne tout particulièrement. Portrait d’un autoentrepreneur qui a su mettre à son avantage la bonne réputation de la cuisine française.

 

Coffret "Nord-Ouest".

Coffret « Nord-Ouest ».

Forte d’un passé à l’étranger et notamment en Chine, Sylvie NGuyen s’est lancée dans le e-commerce apéritif, secteur qu’elle affectionne tout particulièrement. Portrait d’une entrepreneuse qui a su mettre à son avantage la bonne réputation de la cuisine française.

 

EC : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer seule ?

SNG : J’ai décidé de changer du statut de salarié. J’avais fait des études de management et de marketing, mais toujours dans l’idée de travailler dans les PME. J’ai également beaucoup travaillé avec des étrangers, ce qui m’a poussé à créer à mon tour, ma propre entreprise.

EC : Pourquoi vous êtes-vous focalisée dans le secteur apéritif ?

SNG : Je voulais retourner dans un domaine international, tout en me demandant ce que je pouvais apporter à l’étranger. N’ayant pas de compétences techniques dans la gastronomie, j’ai voulu traiter de sujets qui évoquaient des idées aux consommateurs, tout en restant accessibles. Etant toujours tournée vers l’exportation, j’ai donc procédé par élimination, et le cliché français le plus important à l’étranger reste la nourriture. Je voulais faire connaitre les régions françaises, et utiliser la bonne réputation de notre gastronomie. J’aime la cuisine, mais aussi assembler des produits, dont certains me sont inconnus.

EC : Quelle vision gardez-vous de l’international et de son marché ?

SNG : Comme partout, il y a des éléments positifs et négatifs. Je suis partie très tôt à l’étranger, après mes études. J’ai eu cette impression de facilité dans un monde anglo-saxon, et d’un dynamisme plus important. En France, j’ai le sentiment qu’il est plus difficile de sortir des cases, et un certain scepticisme s’installe lorsque l’on veut se lancer. Depuis, je vis en Normandie et les opportunités sont très différentes, notamment à cause du décalage entre la campagne et la ville. Par exemple, les « pépinières d’entreprise » sont bien plus importantes dans les grandes villes. En revanche, la création d’entreprise en France offre tout de même de belles opportunités, où il faut savoir trouver les bonnes occasions.

EC : Qu’est ce qui a fait que la Chine a été pour vous, une bonne expérience ? Avez-vous eu des facilités avec le régime économique, la culture, les conditions de travail etc. ?

SNG : Etant d’origine vietnamienne, l’Asie a été un continent plus facile à choisir. Je suis allée à Shanghai, et j’ai été motivée par son histoire et son ouverture vers l’international. J’ai cherché à apporter mon point vue d’occidentale, tout en gardant l’idée que j’étais étrangère et que c’était à moi de m’adapter à leur façon de vivre. Alors oui, il y a eu un petit temps d’ajustement mais j’ai décidé de prolonger mon séjour, puisque j’y suis restée 2 ans au lieu d’un. Le problème a davantage été lors de mon retour en France, où j’ai eu du mal à trouver du travail malgré une expérience internationale.

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