Les paiements mobiles

Il existe de nombreux moyens de paiements mobiles, le hic, c’est qu’ils ne sont pas utilisés. Ces dernières années ont vues émergé sur le marché différents acteurs qui n’ont pas forcement tenu la distance, entre autres Buyster et Kwixo qui n’ont pas su fidéliser et surtout évangéliser l’usage. Pas évident de faire changer les habitudes surtout quand certaines, comme le paiement direct en carte bleue, comblent les utilisateurs. 71% des français considèrent en effet que c’est leur moyen de paiement préférés, loin devant l’argent liquide et les chèques. Mais alors d’où vient ce manque d’intérêt pour les nouvelles technologies de paiements ? Quels sont les freins et comment faire pour démocratiser un système de paiement par mobile pourtant très pratique ?

Cropped image of man using NFC technology to pay bill at cinema

Avant de répondre à ces questions définissons brièvement Les différents moyens de payer avec son smartphone. (BtoB et BtoC) :

  • Directement sur le site internet, en entrant ses coordonnées bancaires. Si de nos jours les sites sont plutôt bien protégés (mais vérifiez quand même), le smartphone par contre est plus vulnérable.

 

  • Par sms, pour les jeux télévisés ou les applications par exemple, les utilisateurs acceptent de payer un message texte surtaxé. Simple d’utilisation, il ne coûte rien aux commerçants mais nécessite un arrangement avec l’opérateur. Surtout utilisé pour des petits montants.

 

  • La technologie Near Field Communications (NFC), c’est la solution qui se démocratise le plus. Il suffit de passer son téléphone devant un terminal adapté. Mobile, oui, mais de proximité car il faut être à quelques centimètres seulement de la borne pour voir le paiement se réaliser.

 

  • La technologie Square. C’est un boitier que le commerçant (dépourvu de terminal bancaire) branche à son smartphone via la prise jack. Il n’a plus qu’à télécharger l’application et créer un compte pour pouvoir lire la carte bancaire du client. En gros le téléphone sert de terminal.

 

  • La technologie Bluetooth, comme les deux précédentes, est un mode de paiement mobile de proximité. Contrairement au NFC, la portée est plus longue car elle peut atteindre les 50 mètres.

 

  • Le QR Code pour Quick response. C’est ce code-barres constitué de modules noirs disposés dans un carré de fond blanc que l’on voit partout. Intégrable facilement dans les systèmes de caisses, c’est une bonne solution pour les commerçants.

 

On peut donc dissocier trois formes de paiement mobile. Celle où le client gère un porte-monnaie électronique qu’il alimente. Le paiement sur facture où l’opérateur crédite le montant de la transaction et enfin la solution où le téléphone est utilisé comme une carte de paiement, les éléments permettant le paiement étant embarqués sur la carte sim.

Mobile Payment im Gartencenter mit Verkäufer und Kundin

 

Pourquoi le m-paiement n’est-il pas plus répandu ?

Le manque de maturité et de confiance se fait beaucoup plus ressentir de la part des clients. Les commerçants, eux, n’hésitent pas à proposer différents moyens de règlements. Idem pour les banques. Selon une étude du ministère des finances sur les français et les moyens de paiements 64 % répondent « non, certainement pas » quand on leur demande s’ils veulent avoir la possibilité de payer avec leur téléphone portable.

 

La confiance

79% des français interrogés pensent s’exposer davantage à un risque de fraude ou de piratage de ses données bancaires même si 42% trouve le système vraiment pratique au quotidien. Pascal Morin autoentrepreneur expert en paiement sans contact nous a confié que le danger viendrait davantage d’une mauvaise réalisation logicielle de l’application de la marque plutôt que d’un hacking direct du Smartphone. « La technologie sans contact est très fiable. Dans les paramètres de beaucoup de téléphones il est très simple de crypter ses données, et cela sécurise fortement le téléphone si cela peut rassurer l’utilisateur ».

 

Accroche : 64 % des français ne veulent surtout pas payer avec leur téléphone portable même s’ils en avaient la possibilité. Pourtant depuis quelques années, 72% utilisent plus souvent une application sur leur smartphone pour payer.

 

La maturité

Il est possible de payer ses achats en magasin avec son téléphone mobile. Il suffit de télécharger une application sur un smartphone compatible. Ensuite, pour payer, il suffit par exemple d’approcher son téléphone du terminal de paiement. Aucun code n’est demandé pour les achats inférieurs à 20 euros. Au‐delà de 20 euros, il faut saisir un code de sécurité sur son téléphone. Malgré la simplicité, 75% des sondés* pensent encore que cette technologie est réservée aux personnes très à l’aise avec les nouvelles technologies. Alors qu’elle ne l’est pas. Une éducation est donc à faire pour guider le consommateur et le rassurer sur le savoir-faire.

 

L’usage

Selon une source de Kwixo, éditeur d’un portefeuille électronique qui vient de mettre la clé sous la porte, les français ne sont pas encore prêts à adopter le m-paiement. Didier Brouat, responsable de Payline, créateur entre autres de terminaux tactiles, est plus confiant : « Nous avons une croissance de 30 % en 2015, le m-paiement est un enjeu important et il faut du temps pour le faire adopter. Il permet au commerçant une fidélisation via une application, et donc d’en savoir plus sur le comportement du consommateur. »

 

Pour rendre l’usage commun les différents acteurs du marché; commerçants, banques et développeurs de solutions doivent donc rassurer et informer. Une évangélisation est nécessaire et ne se fera que par une communication forte. Aussi, Pour garantir un usage durable du m-paiement, la sécurisation de l’utilisation des terminaux mobiles est indispensable et doit s’inscrire dans des niveaux comparables à ceux des cartes bancaires.

 

La future C.B sera-t-elle dématérialisée (électronique)?

Pas sûr. En 1967, l’arrivée de la carte bleue n’a pas pour autant annihilée les autres moyens de paiements. Il y a fort à parier qu’une complémentarité s’installera à moyen terme mais pas un remplacement de l’un par l’autre. Selon une étude Kurt Salmon, l’adoption sera certainement plus courante et plus rapide sur les petits paiements dans un premier temps. C’est même précisément sur ce type d’achat que la percée devra se faire…

 

*Étude « Les Français et les moyens de paiement » de l’Institut CSA pour le Ministère des Finances et des Comptes publics et le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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